Rapport moral FNCGM 2015


Chers Amis,

 

Je vous remercie d’être présentes et présents  à mes côtés pour clôturer cette étape de vie qui a été si innovante et si enrichissante pour moi.

Depuis 5 ans vous m’avez accordé votre confiance pour diriger la FNCGM

David, cofondateur de la FNCGM avec Marc Lévrier et Francoise Moustéou, Président puis Président d’honneur de la FNCGM, m’a convaincue en 2011 de prendre ce poste  avec toute persuasion et affection pour moi, en me donnant le temps de réflexion nécessaire à enfiler ce nouveau manteau de responsabilités et de travail.

David savait, avant  moi, que je pourrais  tenir cette distance et cette responsabilité.

 

La distance :

C’est le temps bien sûr, cinq ans, 2 plus 2 plus 1; ainsi à trois reprises  vous m’avez élue avec une confiance grandissante, un regard protecteur et amical.

Vous-mêmes, comme je l’espérais, vous êtes investis de plus en plus dans les moments cruciaux de l’histoire de la FNCGM et de la gynécologie française.  Votre sentiment d’appartenance à l’ensemble des décisions qui étaient à prendre a grandi dans cette collégialité cultivée au sein de  la FNCGM souvent bruyante certes  mais oh ! combien nécessaire.

La distance c’est aussi de trouver la juste place dans cette fonction qui exige labeur, rigueur, organisation, attention, patience, récurrence, universalité, et qui aura vibrée de rires et de sourires, et de quelques rares larmes.

Certaines de ces qualités ne sont pas innées et doivent être apprises.

J’ai appris à vous connaître et à vous estimer les uns, les unes et les autres au rythme des missions que nous avions à conduire ensemble.

 

La responsabilité :

C’est avec vous que je l’ai acquise dans ma fonction de Présidente.

Jamais je ne me suis sentie seule et isolée dans mes choix .

Je citerai quelques chiffres ou dates  importantes dans ce quinquennat:

68 postes à l’ECN en 2015 pour la première fois et après bien des démarches auprès des ARS menées chaque année par les universitaires, les internes , les collèges et la FNCGM et le Comité de Défense de la Gynécologie individuellement ou ensemble, le nombre de postes à l’examen classant national a augmenté sensiblement en passant d’une moyenne dans les 10 premières années de 20 à 40, puis à 68 nouveaux postes en 2015.

De nouveaux lieux de stage et certaines villes, jusque là fermées à l’enseignement spécifique de la Gynécologie, ont ouvert leur porte et nous nous en réjouissons. En effet, la Gynécologie doit être enseignée sur tout le territoire français afin d’en éviter les déserts médicaux si angoissants pour nos patientes et les médecins eux-mêmes qui quittent cette profession actuellement sans successeur. (en moyenne 250 / an)

Initialement avec la création du DES de gynécologie médicale en 2003, 60 postes annuels étaient prévus, ce chiffre n’avait jamais été atteint.

Ainsi nous remercions vivement tous les acteurs de cette évolution dont notre ministre de la santé Madame Marisol Touraine. Cette  prise de conscience, certes tardive, de la gravité de la baisse de la  démographie médicale en gynécologie est ainsi actée et je l’espère pour de nombreuses années.

Nous avons organisé, avec les internes, une rencontre officielle le 22 janvier 2016, afin d’être en phase avec la jeune génération et notamment par rapport à leurs attentes, tant au plan de l’enseignement universitaire et post-universitaire que leurs lieux d’installation publique ou privé, et les orientations de leur exercice. Une enquête a été proposée à l’AIGM, nous en attendons les résultats.

Une dynamique s’installe également avec l’ouverture de stages rémunérés en cabinet libéral. Des liens ont été créés entre l’université, les coordonnateurs régionaux de l’enseignement de GM et les gynécologues médicaux de ville.

De part et d’autre, la motivation est grande pour se rencontrer et travailler ensemble.

Le 26 juin  2014 à la demande de la Fédération des Spécialités Médicales, après une mise en œuvre initiée par Brigitte Letombe, Francis Puech et David Serfaty, Clara Pelissier, le Conseil National Professionnel en Gynécologie et Obstétrique (CNPGO) est  fondé et j’en suis promue  avec  joie et  fierté première Présidente, ce poste honorant la spécialité de gynécologie médicale et le travail de réalisation fait en amont par la FNCGM.

Trois présidents successifs occuperont la présidence à tour de rôle entre 2014 et 2017, les Drs de Rochambeau et Vincent Zerr m’y succéderont. Le Bureau est  composé d’un secrétaire général le Dr Olivier Ami, de son adjoint Dr Patrick Fournet, d’une Trésorière Générale le Pr Geneviève Plu-Bureau

Le CNPGO est composé d’une Assemblée Générale décisionnaire de 33 personnes, réunissant  sociétés savantes et  syndicats de  gynécologie et d’obstétrique, et de son Bureau qui élabore les projets en interne et s’appuie sur le travail d’un conseil scientifique et des commissions du DPC, des experts et des relations interprofessionnelles. Le CNPGO prend toute décision dans la consensualité à 80%, ce qui en fait son originalité et sa force.

Les commissions de travail peuvent accueillir tous ceux qui souhaitent participer aux travaux d’élaboration de celles-ci .

Par exemple, la nomination d’expert aptes à répondre aux questions que nous posent la HAS, l’Inca, l’ANSM, l’ABM sur différents sujets. Nous manquons d’ailleurs de liste d’experts dans le domaine de la gynécologie médicale. Toutes vos idées de noms d’experts sont bienvenues.

Concernant les relations interprofessionnelles au sein du CNPGO, nous élaborons actuellement la liste des actes compatibles avec la profession sage-femme ; vos idées également sont bienvenues.

La commission DPC a élaboré cette année les orientations  pour les trois ans à venir du DPC en France en GO et en GM. La liste vous est proposée dans ce livret.

Le CNPGO doit vivre.

Dans un an nous réaliserons un congrès qui seront les premières rencontres du CNPGO. Elles se dérouleront à Paris. Elles auront pour mission de présenter les travaux de ces trois dernières années et de s’appuyer sur vos demandes pour orienter les travaux de la prochaine assemblée du CNPGO. La date pressentie est le 10 mars 2017.

Pour ce CNPGO naissant, il nous faut réfléchir à l’avenir de nos métiers si complémentaires, encourager et valoriser nos responsabilités, intégrer la modernité de la décennie à nos pratiques, trouver l’équilibre avec les professionnels de la santé de la femme et de l’enfant et surtout garder le cap de notre humanisme.

Les statuts de l’ODPCGO ont été signés le 6 juin 2013

Après de nombreuses réunions préparatoires, avec ces mêmes équipes qui ont favorisé la création du CNPGO, est né l’ODPCGO, structure commune  aux sociétés savantes pour  la mise en place du DPC dans notre spécialité. Cette structure est encore balbutiante à plusieurs titres car des désaccords profonds se sont exprimés au long de ces 3 années concernant les modalités de fonctionnement de la structure et la répartition des tâches et des bénéfices.

La Fédération souhaite créer sa propre structure d’organisation et ne pas dépendre de celle avec laquelle le CNGOF a signé des accords il y a 2 ans. Cette structure organisatrice fera le lien entre l’ODPCGO – qui lui même est détenteur d’un conseil scientifique et pédagogique et d’un agrément, (agrément perdu cette année par la FNCGM en raison de ses liens d’intérêt avec l’industrie pharmaceutique pourtant faibles à 13%) – et les Collèges et l’EPUNG, tous effecteurs d’enseignements.

 

Suzanne Dat, Dominique Sperandeo, Hélène  Chapoulard et aussi notre CA ont beaucoup œuvré à l’élaboration de cet ODPCGO que jusque là nous souhaitions organisme de référence issu des sociétés savantes partageant ainsi un certain modèle, les mêmes exigences de travail et une dynamique de fonctionnement.

En 2016, nous pensons avoir trouvé en la personne du Pr Jean-Jacques Baldauf, actuel Président, un terrain d’entente basé sur des contrats rigoureux,  clairs et consensuels auxquels nous travaillons encore très âprement . En effet, les enjeux financiers sont importants et le monde libéral et celui du service public fonctionnent très différemment, nous mêmes ayant l’habitude de ne pas déléguer notre tâche et de la répartir entre nous de façon bénévole.

L’ODPCGO devrait donc voir le jour cette année dans sa formulation finale avec un accord entre tous.

 

Au cours de ce quinquennat, nous avons organisé deux fois des Assises en partenariat avec la Société Française de Gynécologie.

Les premières à Nancy se sont déroulées le 31 mai et le 1er juin 2013 introduisant en plus des journées scientifiques le premier DPC réalisé dans notre spécialité au sein même des Assises. Elles furent un vrai succès tant médiatique que scientifique, financière et en nombre de participants. Cela fut pour moi et le CA du Collège de Gynécologie de Lorraine et des Régions de l’ Est ainsi que pour Anne Lesur, Secrétaire Générale de la SFG, une grande joie de vous accueillir dans notre ville et aussi beaucoup d’émotion .

Le CA du CGLRE, sachez le, hormis le temps des Assises de Nancy et ses préparatifs , s’est beaucoup investi à mes côtés pour réaliser les activités du Collège de Lorraine que je préside aussi , mais également s’est révélé  très présent dans toutes les décisions et les actions de la Fédération. Je les en remercie très chaleureusement. Nous avons grandi ensemble sur ce chemin et leur amitié, leur affection sont indélébiles dans mon cœur.

Les 5 et 6 juin 2015 se sont déroulées les Assises de Toulouse apportant un vif succès de présence et d’intérêt scientifique. Je remercie vivement Suzanne Dat et l’équipe qui l’entoure au sein du Collège du Midi ainsi que Gérard Boutet. Tous se sont fortement impliqués, aidés de Anna Meyer, pour la logistique des conférenciers et le partenariat des laboratoires pharmaceutiques.    Plus de 350 participants, et également la réalisation d’un très intéressant  DPC sur le risque oncogénétique en gynécologie ont permis, en lien avec la Société Française de Gynécologie, une réussite totale et mémorable de ces Assises.

Sont en préparation, pour les 19 et 20 mai 2017, les Assises de Brest.

Les Professeurs Philippe Merviel et Véronique Kerlan nous ont invité chaleureusement à connaître Brest, sa rade et ses lumières. Une soirée grand public est en préparation également qui débutera le jeudi 18 mai, vers 18 h.

Après avoir rencontré Philippe avec Pia, outre le programme scientifique que le conseil scientifique va peaufiner, nous retenons de ce voyage, certes en plein ouest, pour les amoureux de la mer, des bateaux, du coucher de soleil sur la mer, du vent et des embruns que pour apprécier toutes ces particularités un grand week-end s’impose. De plus, nous avons été sous le charme de la maternité de Brest, fort accueillante et très actuelle … À visiter absolument !

Pour le voyage c’est simple, l’avion ou le train , tout va bien

Au plan scientifique avec la même ferveur et le même élan, se déroulent à Paris chaque année depuis plus de 20 ans, les journées de l’EPUNG, en octobre et en janvier, programmée par les collèges à tour de rôle par thèmes.

Ces journées ont intégré désormais le DPC.

Je remercie tous les Présidents de Collège qui successivement ont organisé ces journées et également Suzanne Dat, Michèle Savale et son équipe parisienne  pour l’organisation de ces journées toujours très réussies et appréciées.

Si l’on réunit le travail effectué par les Collèges en région et les journées de l’EPUNG, environ 50 000 heures de formation médecins sont assurées par an par la FNCGM et les collèges qu’elle fédère. Nous misons sur la jeune génération pour voir persévérer ce bilan d’activité remarquable, fruit, je le rappelle, d’un bénévolat engagé.

Ce bilan est un des grands atouts de la FNCGM.

La mise en œuvre du DPC, avec vigueur et professionnalisme, a permis un enrichissement certain de notre association permettant ainsi la mise en place de nouveaux projets et d’assurer un avenir financier à la FNCGM.

Je dois, ici, remercier avec admiration et sincérité, le travail constant, clairvoyant et encourageant de notre trésorière, le Docteur Catherine Fohet. J’ai beaucoup d’affection pour Catherine qui a su, à chaque moment de mes idées et décisions, m’accompagner, m’aider et me motiver pour élargir le cercle. Le travail de trésorière est souvent redouté par ceux qui l’exercent, mais aussi par ceux qui occupent la place de présidente et l’entente de ces deux fonctions est absolument nécessaire pour la bonne conduite d’une association. C’est pour toutes ces qualités qu’avec vous j’applaudie Catherine Fohet.

Le 26 septembre 2014, nous avons fêté royalement et joyeusement les 30 ans de la FNCGM à Versailles honorant notre Fédération et tous ceux qui l’ont conduite jusque là, à sa jeune maturité.     

Cette journée merveilleuse, innovante a réuni sur scène nos Présidents d’honneur que j’admire pour leur clairvoyance et leur générosité, tous les présidents de Collège de Gynécologie et d’obstétrique, l’université avec le Pr Gompel et le CDGM.

Une journée de grâce dans l’histoire de la médecine des femmes françaises.

Un film a  été réalisé . Il est désormais sous clef, celle de l’histoire de la FNCGM .

Cette clef sera  remise à tous ceux qui ont construit notre belle Fédération.

Cette année la FNCGM s’est faite le poisson pilote de l’AIGM permettant son entrée  dans WATOG, le 3 octobre 2015. WATOG, World Association of Trainees in Obstetrics and Gynecology, vient ainsi d’accueillir la jeune génération de gynécologues médicaux français au sein des jeunes équipes de chercheurs du monde entier dans le domaine de la gynécologie et de l’obstétrique .

L’entrée de l’AIGM permet ainsi une reconnaissance  de notre spécialité au niveau mondial.

 Il faut que les internes, chefs de clinique, et tous ceux qui participent aux travaux de recherche en gynécologie médicale s’affirment au sein de WATOG et qu’ainsi se développent des partenariats de recherche et des progrès dans ce domaine.

Nous nous sommes réunis 5 fois dans l’année en Bureau, dont un inoubliable à Lyon les 16 et 17 novembre 2015, nous permettant de rencontrer Jean Derrien et de lui dire tout notre attachement à lui-même et à ce qu’il a construit dans sa région.

Ce week-end était chargé d’émotions, se déroulant au lendemain des attentats du Bataclan et de Paris. Nous avons ressenti un besoin d’unité et de partage en ces dramatiques moments.

Tout ce travail effectué est le résultat d’échanges multiples quotidiens entre nous par mail, permettant d’avancer plus vite dans les projets, le respect des idées de chacun et le partage des connaissances.

Notre communication va aussi vers vous par mail, dans vos collèges et aussi par le site de la FNCGM qui communique très vite sur les innovations , les congrès , les recommandations , les petites et grandes infos dont nous avons tant besoin pour notre pratique .

Je remercie très sincèrement, au nom de vous tous, le travail effectué semaine après semaine par Christine Cambon et Odile Francis, notre secrétaire administrative, douées toutes deux d’une vigilance active et de perspicacité.  Merci pour vos web plumes tant appréciées par chacun de nous .

 

Comme chaque année, nous avons participé activement aux congrès :

INFOGYN

L’expertise de la Gynécologie Médicale face à l’hormone bashing en contraception

 Journée de GM du CNGOF sur le thème des limites

Les limites du dépistage en cancérologie

Les limites de la prise en charge en infertilité

Les limites en contraception

Les limites du THM et limites IVG – IMG

Nous avons également répondu présents à toutes les demandes de la HAS, de l’INCa et du ministère pour participer soit à l’élaboration de recommandations, soit à une relecture de celles-ci.

HAS : Participation au groupe de travail ou de lecture sur la «Réévaluation de la stratégie de dépistage de l’infection par le VIH »

Hélène CHAPOULART – Elisabeth PAGANELLI – Dominique SPERANDEO

HAS : Professionnels susceptibles de participer au groupe de lecture pour l’élaboration de recommandations de bonne pratique “Transplantation rénale : accès à la liste d’attente nationale  ” Michèle SCHEFFLER

INCa : Appel à candidatures pour la constitution de comités techniques et de prospective (CTP) sur le dépistage des cancers

CAMARENA Josiane – Pia de REILHAC – Françoise MOUSTEOU – Solange HUGUES

Ministère des Affaires Sociales, de la Santé et des Droits de la Femme : Les bonnes pratiques applicables à la stimulation ovarienne

Réponse par courrier de M. SCHEFFLER avec avis de l’ensemble des membres du CA

Notre candidature a été retenue pour un 2ème mandat au sein du Conseil Scientifique et Pédagogique de l’Agence de Biomédecine, conseil qui se réunit en moyenne 5 fois par an pour réfléchir et apporter son point de vue sur les travaux de recherche, les futures lois, sur l’éthique et tout ce qui se rapporte aux dons et aux travaux de recherche sur l’embryon et en PMA.

2015 a été marquée par la loi de santé qui a fait s’opposer nombre de médecins à Madame le Ministre. La FNCGM a proposé un courrier aux députés et sénateurs, y apportant sa vision sur le projet de loi, dont vous trouverez le document dans le livret.

La FNCGM s’est toutefois fortement opposée à participer aux travaux d’élaboration des textes de l’expérimentation des maisons de naissance, rejetant ainsi l’idée d’une grossesse et d’une naissance sans participation des médecins (anesthésistes, gynécologues,accoucheurs, pédiatres).

 

Le 19 décembre 2013, un communiqué de presse a lancé une pétition demandant au ministère de la santé de ne pas brader la santé des femmes. Ce communiqué réaliste et courageux est survenu lors de périodes de négociations difficiles avec les représentants des sages-femmes. Beaucoup de médecins, gynécologues, accoucheurs, pédiatres, généralistes, souffrent des débordements d’activité non autorisés des sages-femmes et de leur positionnement tentaculaire dans la prise en charge de la santé des femmes avec souvent un défaut d’informations sur leurs compétences exactes.

C’était l’objet de ce communiqué de rétablir une vérité

Depuis, l’ordre des sages-femmes a porté plainte contre la FNCGM en mon nom propre .

Après plusieurs passages à l’Ordre des Médecins, départemental puis régional, une audience s’est déroulée le 18 novembre 2015, devant la chambre disciplinaire du CNOM.

J’y ai été très accompagnée, tant dans les préparatifs de cette rencontre par l’ensemble du CA, ses présidents d’honneur, que je remercie beaucoup, qu’au plan des écrits par la SFG, le CNGOF, les présidents de syndicats, les représentants des  médecins généralistes, le CDGM et le CNPGO.

Qu’ils soient remerciés très sincèrement par leur présence amicale et vigoureuse .

Certains d’entre vous étaient présents à mes côtés, très encourageants et je les en remercie.

Voici 2  mois que cette plainte est considérée comme recevable et rejetée par la chambre disciplinaire du CNOM. En effet, « La FNCGM n’a insulté personne et ne s’est prononcée qu’en vue de protéger la santé des femmes »

Ce 12 mars 2016 est le dernier jour pour porter un recours en cassation.

 Il convient désormais d’avancer en collégialité mais également en responsabilité avec les sages femmes.

 

Je mentionne ici l’incroyable avancée du CNOM en 2015 avec son nouveau Président, le Docteur Patrick Bouet qui après avoir organisé la grande consultation de tous les médecins de France, organise activement et avec force et courage la médecine de demain.

Je souhaite lui rendre hommage.

 

D’autres projets sont en cours, et notamment pour la FNCGM d’être reconnu d’utilité publique, des travaux sur la communication grand public à propos des femmes et des soins que peuvent  leur apporter les gynécologues.

MISSION 2 est également lancée en partenariat avec l’université de Montpellier et le Professeur Thierry Maudelonde. Tous ceux qui ont participé à Mission 1 ont été contactés pour pouvoir étudier la cohorte des patientes incluses initialement. Plus de 4000 d’entre elles restent en lice et leurs résultats sont exploitables .

Après dépouillement de ceux-ci, une publication sera présentée en mai au congrès mondial de gynécologie.

Le projet futur pour Mission 2 est d’ajouter de nouveaux centres d’inclusion et de nouvelles patientes afin de continuer cette cohorte prospective en y apportant de nouveaux éléments de suivi et notamment THM et os, THM et cerveau, THM et cœur.

Enfin l’étude sur nos pratiques cliniques en contraception est toujours en cours avec un rappel annuel depuis 2013

Une publication sera réalisée dans le courant 2016

 

Le bilan de ces 5 années  de présidence passées à vos côtés  me réjouit tant au plan de son développement scientifique et financier au titre de la FNCGM  qu’au niveau des relations inter- professionnelles qui se sont renforcées, de l’organisation de notre fonctionnement  et des liens amicaux  très forts qui nous réunissent .

L’édifice est solide et ceux qui l’habitent et viendront l’habiter également, j’en suis certaine.

La persévérance est un grand atout de notre Fédération, beaucoup d’entre nous y participent .

Si je résume mon passage de  présidente à un dicton qui m’ a toujours poussée à y croire c’est “Tant qu’il y a de la gynécologie, il y a de l’espoir” .

Il y a de l’espoir pour les femmes et donc pour la vie sans oublier leur mari.

Il est temps pour moi de vous remercier toutes et tous de votre fidélité à ma personne et de l’affection que vous m’avez témoignée, chacun et chacune à  votre façon et  à des moments échelonnés

Ces souvenirs sont gravés et me porteront vers d’autres horizons .

J’emporte avec moi une joie profonde, celle de vous avoir rencontrés et d’avoir travaillé avec vous .

Je vous connais bien chacun, chacune avec vos personnalités tellement bien campées, il faut ce caractère pour arriver à diriger,  et tellement attachantes.

Un grand merci à vous toutes et tous, Président d’honneur et vice-présidents(e) , membres du CA avec une pensée particulière pour mon bureau Sandrine ,Catherine, Dominique, Michèle. Vous m’avez été très précieuses. À vous tous je rends hommage et vous assure de ma gratitude .  

C’est Odile qui d’entre vous tous me connaît le mieux, mes faiblesses, mes retards, mes hésitations ,mes questionnements si bien gardés au secret, dans l’accomplissement total de votre métier.

 Alors Odile merci pour votre patience et votre joie de vivre communicative  et heureux chemin avec notre future  présidence . Vous serez toujours notre amie .

Je suis aussi heureuse de poser les armes et de pouvoir passer plus de temps avec ma famille, ici présente, que je remercie  et qui m’a donnée avec amour et intelligence la possibilité de m’épanouir à vos côtés et de remplir ma mission sans heurt ni tristesse , m’encourageant même de leur confiance  et de leurs idées .

C’est une grande preuve d’altruisme de leur part et d’abnégation  

Le temps sans vous, mon mari , mes enfants ne se rattrape pas.

Il se partage et vous l’avez compris

Je souhaite longue vie  à chacun, à chacune, à partager sans modération avec notre belle Fédération et la gynécologie .

 

Dr Michèle Scheffler

Nancy